Marina – Carlos Ruiz Zafon

Publié le par latanierealivres

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Résumé

Oscar a quinze ans, il est interne chez les jésuites à Barcelone et il s’ennuie donc il s’évade dès qu’il le peut et parcourt en long et en large la capitale catalane qu’il connait dans ses moindres recoins. Au détour d’une ruelle, il pénètre dans un étrange jardin et fait la connaissance de Marina et de son père. Marina a le même âge que le narrateur, une quinzaine d’année, elle est belle et notre narrateur tombe amoureux… mais cela n’est pas le principal parce que les deux jeunes gens se retrouvent, par curiosité, embarqués dans une histoire à la fois fantastique, dérangeante et dangereuse.

Mon avis :

Lorsque j’ai ouvert ce livre, je ne m’attendais pas à ce que j’y ai trouvé. Je ne savais pas que ce livre m’emmènerait dans un monde gothique digne de Mary Shelley ni qu’il s’agissait en fait d’une sorte de conte fantastique.

Je n’avais jamais rien lu de l’auteur, j’ai donc découvert son style très fluide, précis et tranchant, notamment lorsqu’il décrit des horreurs. Il réussit d’ailleurs à rester poétique en toutes circonstances. J’ai tout de suite accroché à cet univers qui est aussi  changeant que la magnifique cité dans laquelle il se déroule. J’ai trouvé que l’auteur, comme Ian Rankin  pour Edimbourg, est un véritable chantre de sa ville natale qui devient sous sa plume tantôt magnifique, tantôt sordide voir inquiétante.

Le début du roman m’a fait penser à Alice au pays des merveilles, le chat Kafka me paraissant le digne cousin du lapin blanc mais ensuite le lecteur bascule avec les personnages principaux dans un monde qui rappelle plutôt celui de Frankenstein même s’il se confond par moment avec Roméo et Juliette.

Ce roman est aussi un roman d’apprentissage et Oscar m’a souvent fait penser à Holden Caufield. En effet, il s’agit beaucoup dans ce roman du douloureux passage à l’âge adulte, de la fin de l’enfance qui, comme toute fin, est un déchirement et se fait dans la souffrance. Le talent de l’auteur nous fait découvrir ce contexte graduellement sans trop nous donner d’indice sur le chemin qu’il souhaite nous voir emprunter.

Au final, j’ai beaucoup apprécié ce livre qui n’est cependant pas à lire en période de moral en baisse. Je tire surtout mon chapeau à l’auteur parce qu’il a su créer avec son œuvre une petite musique qui vous trotte dans la tête et qui ne vous laisse pas en paix.

Citation :

« Nous ne nous souvenons que de ce qui n’ai jamais arrivé »

« parfois je doute de ma mémoire et je me demande si je serai capable de ne me souvenir que de ce qui n’est jamais arrivé.»

 

PS : je vous mets une chanson d’Indochine en fond, qui saura me dire pourquoi ?

bonbonbonbon


Publié dans roman étranger

Commenter cet article

joanna 08/06/2012 21:58


Salut, je viens de découvrir ton blog !
J'ai bien aimé cet article. Je viens de lire ce livre et ce fût un gros coup de coeur pour moi. 

BlackWolf 13/02/2012 16:03


J'ai apssé un bon moment avce ce livre mais loin d'être un coup de coeur, la faute à une forte ressemblance dans la trame avec L'Ombre du Vent qui est, pour moi, un cran au dessus de Marina.

latanierealivres 14/02/2012 14:44



Je n'ai pas lu l'ombre du vent, mais cela me donne envie


Merci 


Biz.



Aurélie. 12/02/2012 19:04


J'ai lu L'ombre du vent de cet auteur que je te conseille vivement et j'avais beaucoup aimé, je me laisserai donc peut-être tenter par celui-ci..

latanierealivres 12/02/2012 21:19



Je n'ai pas lu l'ombre du vent mais tu es la troisième à me le conseiller. Bon dimanche biz V.



Le Cottage de Myrtille 12/02/2012 18:29


Je crois que c'est parce que Holden Caufield est le personnage principal de L'Attrape-coeurs de Salinger... Ton billet donne envie de lire ce roman, bien que je n'aie pas accroché au Le Jeu de
l'Ange ; comme tu le dis, je crois qu'il faut être de bonne humeur pour lire cet auteur ! Bon dimanche !

latanierealivres 12/02/2012 21:17



Bingo! et parce qu'Oscar m'a fait pensé à Holden assez souvent! Merci et bonne fin de dimanche à toi