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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 14:50

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Top ten Tuesday 4

Bonjour, et oui, on est mardi donc, c’est Top Ten Tuesday.

Je rappelle qu’il s’agit d’un rendez vous hebdomadaire présent sur la blogosphère anglophone. Ce rendez-vous a été initialement crée par The Broke and the Bookish et Iani () a décidé de le reprendre officiellement pour la blogosphère francophone. Pour le principe : chaque semaine, il est demandé de faire un classement littéraire selon un thème proposé. 

Cette semaine il s’agit du top 10 des dix livres que j’ai l’impression d’être la seule à avoir lu.

Je ne pense pas que je vais arriver à dix, mais après tout, je vais essayer :

Les Méditations, A. de Lamartine

Graziella, A.de Lamartine

      Les filles du feu, G. de Nerval

Nos bonheurs fragiles, Laurent Fialaix

Le mythe de Sisyphe, Albert Camus

Mister God, this is Anna, Fynn

Tristan et Yseult (ne me demander pas quelle version ou quels fragments…)

Sonnets, William Shakespeare

Je ne finis pas la liste parce que je n’arrive pas à en trouver dix…

Alors, les trois premiers et le septième correspondent à ma période poésie/ romantisme pendant mon adolescence. Je les ai beaucoup aimé mais je ne connais pas beaucoup de monde qui ait lu de la poésie à part en extraits.

Le quatrième est un roman/essai autobiographique écrit avec beaucoup de talent par quelqu’un que j’aime beaucoup et qui m’a énormément touchée.

Le cinquième, c’est la faute de mon professeur de grec en terminale, ce mélange de grand frère et de professeur Nimbus mâtiné de savant fou me décidait à lire un peu tout et n’importe quoi.

Le sixième est la faute de mon professeur de version anglaise à la  fac, il nous en avait tiré un examen de version cauchemardesque qui m’avait, à l’époque, rendue curieuse.

Quant au dernier, c’est une crise de rage, un soir, dans la bibliothèque universitaire sur le mode : « J’en ai marre, il me casse les pieds ce vieux machin misogyne, il ne pouvait pas écrire autre chose que des pièces à la c**. » qui avait poussé un de mes meilleurs amis à m’offrir les sonnets. Et oui, je m’excuse, mais quand vous faîtes des études d’anglais, une fois en licence avec une moyenne de deux à trois pièces par année, il finit par vous sortir par les yeux…

Voilà pour mon top ten du jour !

 

  

Par latanierealivres - Publié dans : Top Ten - Communauté : LA VITRINE DU LIBRAIRE
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Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 17:05

Je n'ai pas la prétention d'écrire une critique sur ce qui est un des plus grands chefs d'oeuvre de la littérature française, je n'oserais pas, mais une émission de radio entendue dans ma voiture m'a fait prendre conscience ce matin que ce livre avait 150 ans...et je me suis dit qu'aujourd'hui encore "tonton" Victor  (eh oui, je l'ai tellement lu et relu que je m'autorise cette familiarité, de même qu'avec "uncle" William) pourrait malheureusement toujours écrire ce livre:

 Les Thénardiers seraient des marchands de sommeil, ils exploiteraient peut-être encore Cosette mais certainement de jeunes femmes travailleurs sans papiers. 

Fantine, elle, serait toujours une jeune ouvrière mère célibataire à qui son salaire au SMIC à temps partiel ne permet pas de vivre et de nourrir sa fille.

Cosette, elle, irait peut-être à l'école mais dans un quartier du "neuf-trois" où elle se débrouillerait comme elle peut, et j'espère qu'elle n'aurait pas trop de problèmes scolaires parce que les enseignants "RASED" vont quasiment disparaître à la rentrée...et elle aurait toutes les chances de se retrouver au chômage comme une grande partie des jeunes de son âge sans diplômes.

Eponine serait toujours prostituée mais elle travaillerait plutôt au Carlton de Lille ou alors avec des jeunes femmes venues d'Afrique ou d'Europe de l'Est. 

Jean Valjean ne finirait certes pas au bagne mais rencontrerait-il un monseigneur Madeleine pour l'aider?

Gavroche ne serait pas non plus le seul SDF dans nos rues...

Alors une question: les choses ont-elles beaucoup changées?

Alors oui, le droit à l'éducation est maintenant une réalité mais il n'est toujours pas égalitaire, oui Fantine ne mourrait plus de la tuberculose parce qu'elle aurait des antibiotiques et la CMU... mais elle verrait son usine fermer parce que le patron délocaliserait en Chine ou en Tunisie...

Oui, il y a eu des morts de froid cet hiver,  et il y a encore des gens dans notre pays qui ne mangent pas à leur faim.

Alors nous avons encore bien du chemin à faire...

Je ne le dirais pas de ministres aujourd'hui, quoi que... mais j'adresserais plutôt aux financiers et aux spéculateurs ce que dit Hugo dans Ruy Blas (Acte III scéne 2): 

 Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon

  De servir, serviteurs qui pillez la maison !

Donc vous n'avez pas honte !(...)
Donc vous n'avez ici pas d'autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après !

 

 


Par latanierealivres - Publié dans : divers - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 10:06

millenium 1

Editions Actes Sud  - Actes noirs

Je relis cette trilogie dans le cadre d’une lecture commune organisée par Asuna  sur le site de livraddict, vous trouverez  les différents avis des participants au fur et à mesure qu’ils  seront déposés  ici : http://www.livraddict.com/forum/viewtopic.php?id=8318

J’avais déjà lu ce premier tome il y a trois ans je crois et j’attendais avec impatience une bonne occasion de relecture. Alors autant le dire tout de suite, ce livre est vraiment un coup de cœur pour moi. Parce qu’il a vraiment tout : une écriture simple, rythmée et créative ; une intrigue complexe sans être incompréhensible et surtout des personnages attachants même s’ils nous exaspèrent parfois.

Je ne vais pas trop parler de l’intrigue, cela dévoilerait trop de choses à ceux qui n’auraient pas encore découvert ce petit bijoux, mais sachez qu’elle est au moins triple : une enquête sur une disparition, un volet économique avec les recherches sur un  financier véreux et ensuite l’énigme que constitue Lisbeth  Salander, qui , on le sent, sera le « fil rouge » de la trilogie.

Je me suis beaucoup attachée aux deux personnages principaux, Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander : 

J’adore Mikael, son cynisme teinté de naïveté et ses convictions solides sur la liberté de la presse et l’éthique du journalisme. Au moment où l’histoire commence, il vient d’être condamné pour diffamation, trahi, on le saura par la suite par sa confiance en l’amitié et par ses convictions  morales et son enthousiasme. Il se retrouve alors avec du temps devant lui et besoin d’un nouveau travail. Celui qu’on lui propose semble assez innocent  mais va mettre sa vie en danger. Il me plaît par son sens moral, ses convictions, sa droiture. J’apprécie sa liberté profonde et sa complexité. Sa relation avec Erika Berger qui est à la fois son associée et son amante témoigne de cette complexité : Erika est mariée,  Mikael l’a été mais aucun des deux n’arrive à se « déprendre » de l’autre sans pour autant souhaiter vivre ensemble et avoir une relation exclusive. L’auteur nous montre toutes les failles de ce quarantenaire qui commence à regarder en arrière et à se demander ce qu’il a fait de sa vie. Je crois, d’après ce que je sais de Stieg  Larsson que ce personnage est un peu autbiographique.

Lisbeth est difficile à aimer au départ, elle est tellement contradictoire, repliée sur elle-même, à la limite de l’autisme. Elle paraît frêle, fragile alors qu’en fait elle cache une dureté née de la nécessité de survivre. Elle vous donne envie de hurler, de pester mais elle est d’une fidélité et d’une loyauté sans concessions. On finit dans les dernières pages par avoir envie de la consoler, ce qui est assez paradoxal parce qu’elle ne le supporterait pas.

L’intrigue n’est jamais hasardeuse même si elle est difficile à suivre au départ. L’auteur nous emmène doucement où il veut et vers un dénouement pas si attendu que ça même s’il sème des indices tout au long du livre. Il faut cependant ne pas craindre de passer les cent premières pages, le temps que tout se mette en place. Je pense qu’il faut considérer cela comme une préface à la trilogie toute entière.

En clair, livre attachant, palpitant et à lire de toute urgence !

bonbonbonbonbonbon

Par latanierealivres - Publié dans : policier - Communauté : LA VITRINE DU LIBRAIRE
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 14:41

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Top ten Tuesday 3

Bonjour,et oui, on est mardi donc, c’est Top Ten Tuesday.

Je rappelle qu’il s’agit d’un rendez vous hebdomadaire présent sur la blogosphère anglophone. Ce rendez-vous a été initialement crée par The Broke and the Bookish et Iani (http://lectures-iani.blogspot.com/2012/02/top-ten-tuesday-21.html) a décidé de le reprendre officiellement pour la blogosphère francophone. Pour le principe : chaque semaine, il est demandé de faire un classement littéraire selon un thème proposé.  

Cette semaine il s’agit du top 10 des dix livres qui vous ont fait pleurer.

Pour moi ça sera :

1-   Roméo et Juliette de Shakespeare : eh oui, la fin m’a fait pleurer comme une madeleine.

2-   Ps,  I love you, de Cecilia Ahern: très émouvant et j’ai trouvé l’idée magnifique et le tout finalement très positif.

3-   Marina, de Carlos Luis Zafon, parce que ce roman m’a bouleversé.

4-   J’aimerais quelqu’un m’attende quelquepart, d’Anna Gavalda, parce que lu dans une période de solitude où il m’a vraiment parlé

5-   Une affaire conjugale,d’Eliette Abécassis, parce que lu à un moment où cette histoire m’a profondément touchée.

6-   Une page d’amour, de Zola parce que j’adore Zola et que le personnage de Pauline me semble être un des plus poignant que j’ai jamais croisé au cours de mes lectures.

7-   Nos Bonheurs fragiles,de Laurent Fialaix, magnifiquement écrit.

8-   Un long dimanche de fiançailles, Sébastien Japrisot, ainsi que le  film dans lequel Audrey Tautou est solaire.

Et mon dernier, je n’arriverai pas à dix, n’est pas un roman, c’est simplement une nouvelle : La parure de Maupassant.

Si vous prévoyez de lire un de ces livres, vous passerez un excellent moment mais si vous êtes relativement sensible, comme je peux l’être, prévoyez les kleenex !

Sinon, je pleure aussi au cinéma et sans aucune honte et je tiens à souhaiter une bonne Saint Valentin à tous !

 


Par latanierealivres - Publié dans : Top Ten - Communauté : LA VITRINE DU LIBRAIRE
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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 16:58

marina.jpg

Résumé

Oscar a quinze ans, il est interne chez les jésuites à Barcelone et il s’ennuie donc il s’évade dès qu’il le peut et parcourt en long et en large la capitale catalane qu’il connait dans ses moindres recoins. Au détour d’une ruelle, il pénètre dans un étrange jardin et fait la connaissance de Marina et de son père. Marina a le même âge que le narrateur, une quinzaine d’année, elle est belle et notre narrateur tombe amoureux… mais cela n’est pas le principal parce que les deux jeunes gens se retrouvent, par curiosité, embarqués dans une histoire à la fois fantastique, dérangeante et dangereuse.

Mon avis :

Lorsque j’ai ouvert ce livre, je ne m’attendais pas à ce que j’y ai trouvé. Je ne savais pas que ce livre m’emmènerait dans un monde gothique digne de Mary Shelley ni qu’il s’agissait en fait d’une sorte de conte fantastique.

Je n’avais jamais rien lu de l’auteur, j’ai donc découvert son style très fluide, précis et tranchant, notamment lorsqu’il décrit des horreurs. Il réussit d’ailleurs à rester poétique en toutes circonstances. J’ai tout de suite accroché à cet univers qui est aussi  changeant que la magnifique cité dans laquelle il se déroule. J’ai trouvé que l’auteur, comme Ian Rankin  pour Edimbourg, est un véritable chantre de sa ville natale qui devient sous sa plume tantôt magnifique, tantôt sordide voir inquiétante.

Le début du roman m’a fait penser à Alice au pays des merveilles, le chat Kafka me paraissant le digne cousin du lapin blanc mais ensuite le lecteur bascule avec les personnages principaux dans un monde qui rappelle plutôt celui de Frankenstein même s’il se confond par moment avec Roméo et Juliette.

Ce roman est aussi un roman d’apprentissage et Oscar m’a souvent fait penser à Holden Caufield. En effet, il s’agit beaucoup dans ce roman du douloureux passage à l’âge adulte, de la fin de l’enfance qui, comme toute fin, est un déchirement et se fait dans la souffrance. Le talent de l’auteur nous fait découvrir ce contexte graduellement sans trop nous donner d’indice sur le chemin qu’il souhaite nous voir emprunter.

Au final, j’ai beaucoup apprécié ce livre qui n’est cependant pas à lire en période de moral en baisse. Je tire surtout mon chapeau à l’auteur parce qu’il a su créer avec son œuvre une petite musique qui vous trotte dans la tête et qui ne vous laisse pas en paix.

Citation :

« Nous ne nous souvenons que de ce qui n’ai jamais arrivé »

« parfois je doute de ma mémoire et je me demande si je serai capable de ne me souvenir que de ce qui n’est jamais arrivé.»

 

PS : je vous mets une chanson d’Indochine en fond, qui saura me dire pourquoi ?

bonbonbonbon


Par latanierealivres - Publié dans : roman étranger - Communauté : LA VITRINE DU LIBRAIRE
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